Réagir à l'actualité sur les blogs ?

par - 29.7.16

Notre monde ne tourne plus vraiment rond depuis quelques temps et c'est régulièrement que l'actualité fait couler de l'encre. Avec des illustrations, des textes, des slogans même aussi. De ce fait, à chaque événement (vous vous doutez de ce dont je parle), on voit énormément de réactions sur les blogs, les réseaux sociaux... 


Pour exemple, mon fil instagram est rempli de bleu blanc rouge, de larmes et de hashtag pour "prier pour".

J'en vois tellement que je me sens presque fautive de ne rien publier. J'ai commencé un statut pour ma page Facebook, que j'ai finalement effacé. Pourquoi aujourd'hui je réagirais alors que je ne l'ai pas fait hier ? 

Je ne prie pas. Parce que je ne suis pas croyante, parce que je trouve qu'on mêle trop la religion alors qu'on devrait l'exclure. Penser au lieu de prier. Ça aussi je l'ai vu passer, mais plus furtivement que toutes les "prières pour".

Je ne réagis pas au quart de tour à chaque drame. Je ne m'insurge pas haut et fort. Et je m'en sens presque coupable de ne pas le faire.

Je garde tout pour moi, je sens ma gorge se serrer devant les infos, les larmes couler à chaque fois, mais je garde tout pour moi. Je fais partie des gens qui réagissent oui, mais tout bas. Je suis de ceux qui n'ont pas les mots, qui ne les partagent pas, qui préfèrent le silence et qui ne s'expriment pas. 
Je garde l'impression que si je poste une photo "normale" sur les réseaux sociaux, je vais être jugée par ceux qui s'expriment haut et fort, qu'ils vont penser que je n'ai pas de cœur, que je m'en fiche, que je ne pense qu'à moi... Mais hé, on ne réagit pas tous pareil. 

Alors non, je ne partagerai pas les illustrations sur mes réseaux sociaux, je ne twitterai pas mon incompréhension du monde, je n'expliquerai pas à quel point je suis touchée dans un post Facebook... Mais ce n'est pas pour autant que je ne m'effondre pas à chaque fois. Ce n'est pas pour autant que je ne pense pas aux victimes ni à leurs proches...

Chacun s'exprime comme il en ressent le besoin et je ne devrais pas me sentir coupable de mes propres réactions.

P.S. : J'ai écrit cet article suite à ce qu'il s'est passé à Nice, mais j'ai choisi d'attendre pour le publier. Face aux réactions massives, j'ai tenté moi aussi de réagir, mais comme je l'explique plus haut, j'ai préféré effacer mon message. J'ai ensuite ressenti le besoin de rédiger cet article, tout en sachant que je ne le partagerai pas sur le vif. L'article est un peu paradoxal, car je réagis haut et fort pour dire que je ne le fais pas... Mais lorsqu'on ressent le besoin de s'exprimer, quelque soit la manière, c'est important de le faire, alors j'ai quand même souhaité publier.
Lorsque je parlais de me sentir jugée si je postais une photo normale, je peux illustrer par des commentaires lus sur Facebook. Pour exemple, une ville poste un message concernant le feu d'artifice de la veille et des gens commentent comme quoi "ce post est décalé au regard de l'actualité". Comme si oser parler d'autre chose était totalement inacceptable...

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2 commentaires

  1. hello
    on a tous des réactions différentes face à ce genre d'évenements. Moi aussi je préfère me taire c est difficile de d exprimer en 140 caractères à part des mots succints
    les choses peuvent être mal interprétés
    mon blog est un espace de loisir, je ne tient pas à en faire une foire d empoigne, tout le monde est sur les nerfs
    les débats montent très vite j ai l impression sur les réseaux sociaux
    je me suis dit aussi ah mais je parle des futilités le lendemain d évenements mais en même temps il y a les vivants!
    respecter et penser aux victimes cela ne vt pas dire forécement ne plus s exprimer pdt des semaines
    c est difficile
    je ne sais pas si je suis claire
    mais je comprends ceux qui ont besoin de faire une coupure totale
    chaqun fait comme il le sent

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    1. Ce qui me gêne, c'est le fait de ne pas respecter le choix de chacun, personne ne peut réagir de la même façon... Si on a besoin de continuer, on continue, si on a besoin de s'arrêter, on s'arrête, mais on ne blâme pas les autres parce qu'ils ne font pas le même choix que nous...

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